Ce
blog est probablement inutile et vain... mais il recèle des émotions. En cela, il a du sens.
Sandra Poulain-Stein, l'auteur(e)

Les Amis d'Ulysse (Granville)
Quartier Nature (Avranches)
Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (Paris)
ASBL prévention des allergies (Bruxelles)
Triages (Sud-Manche)
Carla, me désignant un renne : Regarde, maman, c'est toi!
Moi : Ah bon, je ressemble à un renne?
Carla : mais oui, parce que tu en es une!
Au salon de thé, un homme très élégant s'installe à côté de nous avec son petit chien tout mignon. Je désigne leur table et commente : Il est sage, n'est-ce pas?
Carla : Le chien aussi, il est sage!
Carla : Pourquoi on dit "belle-mère"? Dans Cendrillon, c'est plutôt une "moche-mère"!
Moi : Carla, mouche ton nez!
Carla : Mais je ne suis pas enrhumée, maman!
Moi : Pourquoi tu parles du nez alors?
Carla : C'est pas mon nez qui parle, c'est ma bouche!
Moi : Je te dis que tu as le nez pris!
Carla : Mais non, on ne m'a pas pris mon nez!
Romane, quand son père lui demande si elle a généré quelque flatulence involontaire, ne répond pas. "Qui ne dit rien consent", dit-il... Réponse de Romane : "Mais non, c'est pas le mien qu'on sent!"
Morgane, 10 ans toute mouillée : "HLM veut dire habitation loin de la mer"!
Carla, écoutant sa soeur lire à voix haute : "Rolala, tu fais plein de fautes d'orthographe quand tu lis!"
Faustin, devant le téléviseur momentanément détraqué, alors que son père lui explique que quand il était jeune, la télé était toujours en noir et blanc : "Ah bon, tout le monde était habillé en gris?"
Carla : "Je me suis bousculée dans les escaliers" / "Crier, c'est murmurer très fort."
Carla : "Moi, je
crois en Dieu! C'est quand même le directeur de Jésus hein!" / "Maman, je ne comprends pas pourquoi tu as écrit un livre... tu ne l'as même pas lu!" / "Les nuages se déplacent tout doucement
parce qu'ils sont timides."
Romane : "La balance, c'est là où
on se pèse les pieds!"/ définition d'un dictionnaire selon elle : "un gros livre avec plein de pages dedans" / petite remarque à l'attention de sa maman tête en l'air : "tu as oublié ta
mémoire!"
Carla : "s'évanouir dans les pommes"
1er calembour involontaire de Carla : "Maman est allergique aux acariens et moi je suis allergique à rien!"
Carla : A une dame qui me demande sa route, j'explique qu'elle doit tourner à gauche et qu'ensuite elle tombera dans la bonne avenue. Carla me demande alors: "Pourquoi tu dis à la dame qu'elle va
tomber?"
Lucie, qui vient de voir sa copine tomber dans la cour, déclare à sa maman "Elle a embrassé le bourdon"
C& R : la "bibisitter" / "moi, ma copine, je la vois presque souvent!" / "j'adore bien!"
A la question "Tu ne perds pas ton pantalon?, car il est trop grand...", Carla répond "mais non, tu vois bien que je l'ai encore!"
Carla, devant un film sur le monde sous-marin : "C'est des crevettes ça? mais elles sont pas mûres! (parce que pas cuites et roses comme dans son assiette!) "Les mouettes, elles font quoi là?" /
"Elles attrapent les poissons et les mangent, ma chérie" / "Mais il faut les éplucher avant!"
Romane, alors que je lui dis qu'elle est mon petit génie : "Ta petite géniale tu veux dire!"
Flora chante Frère Jacques : "Frère Jacques, frère Jacques, sonnez les smarties, ding ding dong!"
Romane : "Oh non, maman, papa est parti avec la voiture et nous a laissé la bagnole!" - "Quelle est la différence, mon coeur?" - "Et bien la bagnole, c'est celle qu'est moche et qui marche mal,
et la voiture, c'est l'autre!"
Carla : "Moi, je n'aime pas les maillots une pièce. Je n'aime que les maillots puzzle!"
Romane : "Oh! Le pauvre petit oiseau! Je crois qu'il est mort pour toujours!"
Romane : "C'est pas grave si la météo dit qu'il fait pas beau demain! On n'a qu'à appeler la dame de la météo pour lui dire de changer le soleil de place sur la carte!"
Le compte-minutes sonne la fin de la cuisson... Vincent demande à son père "ça a sonné?", celui-ci lui répond "oui, ce sont les courgettes". Le petit, qui ne connaît pas d'autre sonnette que
celle de l'entrée, s'affole "ça sonne à la porte les courgettes?"
A la remarque "Tu exagères!", Morgane répond "Mais non je suis pas xagère!"
En rentrant du zoo, à la question "Qu'as-tu vu comme animaux?", Carla répond "Des gens!"
A sa copine Flora qui tend les mains vers moi, Romane dit "C'est pas ta maman à toi celle-là, la tienne elle est là-bas!"
En vrac : "Il faut pas dire de gros mots, on a le droit de dire que des petits mots!; L'ai pas fait épré, c'est pas ma faute si c'est ma faute!; J'ai pas fait de neu (E) dans mon prénom!; Oh
maman regarde le pauvre crabe, il est tout mort!; C'est mon réveiller (oreiller); La Saint-Valentin c'est la fête des malheureux (amoureux); On va aller au flaque d'eau (Mac do!; t'amuse bien!;
Non, le loup il aparrive (il arrive pas); papachute et papapluie"
En reniflant son céleri rémoulade , Romane : "Moi je n'aime pas les carottes blanches!"/ "ça fait plaisir à moi aussi que je suis gentille!"/ "C'est que les papas qui se
trompent!"
"Mais non, c'est pas ta mienne!; gros suisse (pour yaourt); la moumoule (la semoule); les popines (les copines); laisse-moi canquille!"
Carla "Qué tu fais les bras en l'air Romane?" Romane "Ze me dépêche de grandir!" Carla "Prends ton temps alors!"
Son papa lui demande ce que font 1 chat + 1 chat. Romane répond "2
chats". Il lui demande alors ce que font 1 chat + 1 chien, elle répond "2 trucs!"
"J'ai un bleu au genou", réponse de carla : "Moi, j'ai un rouge!"
Subtilisations
"On ne subit pas l'avenir, on le fait." A une époque où l'incertitude domine, où nos lendemains ne sont pas partis pour chanter, ce mot de Bernanos fait sens. Sonder l'après s'impose plus que jamais à nous, dans un monde en pleine mutation, fragilisé au point qu'il faudra bientôt l'équivalent de deux planètes et demi pour permettre à l'humanité proliférante de subsister.
Nombreux sont, fort heureusement, ceux qui se penchent - dans la sphère des prescripteurs d'idées, sur la prospective, cette science de l'avenir qu'il devient urgent d'investir en masse. Le premier numéro d'octobre de Telerama aborde les mouvements "slow", en rupture avec l'accélération perpétuelle, étourdissante et déroutante de nos rythmes de vie. On y découvre la "slow food", la "slow education", ou encore ces "sleep box" offrant le répit du sommeil dans les halls de gare ou d'aéroport... "Quelle civilisation nouvelle, façonnée à l'aune du court-termisme et de l'urgence, sommes-nous donc en train d'engendrer?", interroge Lorraine Rossignol. Et la sociologue Nicole Aubert d'expliquer : "Puisqu'il n'y a rien pour nous montrer la direction, et que tout se joue à l'échelle de notre vie terrestre, nous cherchons à vivre par l'intensité de nous-mêmes : la quête d'intensité a remplacé la quête d'éternité. D'où cette fièvre, et l'impératif d'aller toujours plus vite. Comme si cette obligation était en elle-même porteuse de sens."...
Chez Actes Sud, la nouvelle collection "Domaine du possible" met en lumière les initiatives (nombreuses) de par le monde, pourvoyeuses de changement, alternatives opportunes au chaos qui nous guette.
Déjà, en 2009, l'interpellation familière d'N.K.-M. chez Gallimard nous invitait à réfléchir à un demain "traversé par l'écologie et le numérique". L'ouvrage est sérieux, incitatif. Il fait aussi - ce qui ne gâche rien! - la part belle aux femmes, dont "la place dans la galerie des prophètes et dans la société tout entière est encore suffisamment incertaine." Et la ministre d'ajouter, lucide et vaillante : "Il faut bien ruser avec l'ordre établi, pour finalement être entendue." Le vieillissement de notre société moderne, l'individualisme galopant, le repli sur soi, sont autant d'entraves à ce qu'elle définit comme "l'obligation de réfléchir ensemble au monde qui vient, d'investir les modes de vie qui permettront d'affronter l'urgence environnementale et le conflit des nations pour vivre mieux."
Si le sain féminisme de Madame Kosciusko-Morizet (qui me dédicaça ce livre un jour de fête des mères) n'est pas pour me déplaire, seul le hasard de mes lectures m'a amenée ici à ne citer que des femmes. Mais puisqu'il s'agit de prospective, comment pourrais-je faire l'impasse d'un autre ouvrage, beaucoup plus volumineux (580 pages dont je ne suis pas encore venue à bout - je l'avoue), cette fois émanant d'un homme, et pas n'importe lequel! Jeremy Rifkin, l'un des plus grands penseurs américains du moment, président de la Fondation sur les tendances économiques, déroule "Une nouvelle conscience pour un monde en crise", dont le sous-titre - "Vers une civilisation de l'empathie" - interpelle pour le moins. En convoquant l'histoire de notre civilisation, dont les mutations ont selon lui émergé de l'altruisme humain, et à l'appui d'expériences édifiantes (comme ces très jeunes enfants ramassant le livre tombé accidentellement et ignorant celui jeté volontairement), Rifkin mise sur une "conscience biosphérique", interconnectée, amplifiée par les nouvelles technologies...
"La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque", constatait Einstein. Un visionnaire!
Le nouveau numéro de PDN vient de paraître. J'y ai contribué pour six pages, dont ce sujet sur la voie verte de la Vire...


Encombré, obstrué, confisqué par une multitude de bruits - sourds ou stridents, d’enfer ou de couloir, de pas, de voiture, de casseroles, de fond… bruits qui courent, circulent, se répandent comme autant de sifflements, de claquements, de boucans prompts à casser la plus dure des oreilles…, il devient inaccessible. C’est presque par hasard qu’on peut encore le surprendre parfois, quand tout çà s’éteint miraculeusement, sans qu’on s’y soit attendu. Car on déploie d'ordinaire des trésors d’inventivité pour le trouver, le capturer et s’y vautrer complaisamment…
Seulement moi, quand je parviens à m’extraire du bruit du monde, du maelström humain, c’est sous mon crâne que l’agitation se faufile, avec son flot ininterrompu de pensées, essaim bourdonnant de questionnements et d’errances, bribes de réflexions plus ou moins abouties, paquet de nœuds inextricable dans mes circonvolutions.
Lui qui est d’or, qui en dit long, conspire, se minute, s’achète…
Où est passé le silence ?!!












Le nouveau numéro vient de paraître, bourré de photos sublimes et de trouvailles... La rédaction m'a même laissé deux pages pour présenter les OFNIS et interviewer notre vénérable Michel Caens. :-)

S'il y avait une image, une seule, à retenir de ce dernier jour de festival anniversaire, je garderais celle de Denis Le Bas ému aux larmes après avoir été décoré chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres par Frédéric Mitterand (que j'ai pisté tout l'après-midi, dûment accréditée).
Juste après, je retiendrais le grandiose Jamie Cullum, même âge que JSLP, dont la voix sublime et l'énergie prodigieuse ont électrisé la salle Marcel Hélie.
Enfin, la Folle Parade, noyée dans une foule compacte et joyeuse, et les bracelets fluos offerts par le conseil général de la Manche, que mes équipières de 8 ans nous ont aidés à distribuer. Car Jazz sous les pommiers, comme le faisait remarquer Denis entre deux trémolos, c'est avant tout une histoire d'hommes, de bénévoles et d'amitié!
























A 8 ans, on échappe encore, fort heureusement, à La p'tite Huguette et consorts... Pour autant, tout de même, voici ce qui se chante dans la cour des primaires!!!
Nos ancêtres les Gaulois
portaient des capotes en bois
maint'nant elles sont hygiéniques
les capotes sont en plastique
Hip Hop
la main dans l' froc
hop hip
la main dans l' slip
Qu'est-ce qu'il y a sous la braguette?
un canon de 18 mètres
renforcé par deux boulettes
çà s'appelle la bistouquette!
Hip Hop
la main dans le froc
hop hip
la main dans le slip















Couleurs qui jaillissent, mouvements des corps, créatures inquiétantes..., les toiles de Lucien interpellent, surprennent, bousculent, réjouissent... mais jamais n'indiffèrent.
J'ai grandi dans l'odeur entêtante de ses pigments à l'huile et observé chaque escale de ses voyages en peinture... Quand Lucien a surgi, dans les années 1990, avec ses toiles délirantes imprégnées de bande dessinée, j'ai adhéré d'emblée. Fan de la première heure donc, j'ai accroché chez moi quelques-unes de ses créations bizarres, superbes, et je ne me lasse pas du regard souvent perplexe de mes visiteurs.
Mon rêve : l'exposer un jour, juste pour que plus d'une poignée de privilégiés en profite. Mais Lucien est aussi discret que ses tableaux prolixes. Il ne cherche pas le succès, il se contente de créer, toile après toile, un camaïeu de scènes jubilatoires que les murs se disputeront tour à tour...
Comme le disait Flaubert, "les chefs d'oeuvre sont comme les grands animaux, ils ont la mine tranquille."




